Le groupe
Biographie :

Né en 2013 d’une envie de mélanger les genres, les sons, et les expériences, Dust In Mind exprime sa propre musique avec ses sentiments et ses dynamiques extrêmes. Les rythmiques accrocheuses et le chant torturé de Dam (Blindness / Absurdity), alliés à la voix éthérée de Jen (Shindo) font de Dust In Mind un metal industriel puissant, catchy et groovy. Dust In Mind se dote par la suite d'un solide line-up, avec Arnaud (Absurdity, Bioscar), Jack (ex-Karelia), et Matt (Minotaur Project / Absurdity). Grâce à ses membres professionnels, le groupe propose un show unique et percutant. Deux ans plus tard, Dust In Mind sort son deuxième album, "Oblivion", le 7 Avril 2017 chez darkTunes.

Discographie :

2013 : "Dust In Mind" (EP)
2015 : "Never Look Back"
2017 : "Oblivion"


Les chroniques


"Oblivion"
Note : 18/20

J'ai toujours adoré les groupes qui mélangent deux voix distinctes, typées Jekyll & Hyde, et c'est précisément ce qui m'a séduit dans Dust In Mind. Originaire de Strasbourg, les rescapés du line-up d'origine de ce jeune groupe créé en 2013 sont les fondateurs : Damien Dausch à la guitare et au chant saturé (également dans Absurdity, Blindness et ex-Calciferum), Jack Ruetsch pour la deuxième guitare (ex-Post-Mortem, ex-Karelia) ainsi que Jen au chant féminin. En 2016, Xavier Guillot à la basse (ex-Blindness, ex-Shindo) et Jackou Bardyh à la batterie rejoignent les rangs pour remplacer respectivement Matt Gabnai et Arnaud Seebald (jouant également avec Absurdity). Le premier EP sort l'année de la création, et leur tout premier album rejoint rapidement la discographie en 2015, mais c'est sur le deuxième, "Oblivion", qui est sorti le 7 Avril que nous allons nous pencher aujourd'hui. Ne soyez pas timides, avancez avec moi dans cet univers singulier.

L'album débute avec la furieuse "Get Out", qui n'aura aucun mal à réveiller un auditeur qui découvre le groupe. L'alternance des chants s'installe dès le début, les hurlements de Damien Dausch se mêlant à merveille au chant clair mélodieux de Jen. Quelques samples en fond renforcent l'appartenance à la branche metal industriel, mais la mélodie qui prédomine dans ce mix rappelle le death mélodique qui sévit en Scandinavie depuis un bon nombre d'années. Deuxième titre au son nettement plus ambiant, "Spreading Disease" incorporera des choeurs lointains et la superposition des deux voix pour un rendu terrifiant. Jen n'hésitera pas à donner de la voix pour renforcer l'intensité en fin de titre. Avec un titre pareil, on pourrait s'attendre à ce que "Lullaby" soit plus calme, mais il n'en est rien. Au contraire, c'est à grands coups de riffs tranchants que le groupe démarre cette composition, avec une voix saturée plus puissante que jamais. Seule la voix de Jen permettra d'adoucir un peu ce titre avant de se reprendre en pleine face la rythmique puissante. "I'm Different" débute avec un riff qui reste en tête avant de récupérer un son violent, alors que "Mrs. Epilepsy" est un titre qui ne compose qu'avec des claviers et la voix de Jen. Une petite pause douceur bienvenue pour une nuque déjà endolorie. On enchaîne avec le titre éponyme, "Oblivion", qui comptera sur une rythmique saccadée et saturée à souhait pour convaincre. Les murmures lointains donnent une atmosphère à la fois inquiétante et entêtante à ce titre, pendant que "Born To Fight" sera plus directe. Des riffs simples mais entraînants et un break efficace, je pense que ce titre a tous les arguments pour achever un show. "Too Far" est un titre plus mystérieux qui jouera une fois encore sur le côté froid et lointain des influences indus, avec quelques samples en arrière-plan. Il me semble connaître "Anesthesia" depuis un moment rien qu'à la première écoute. Ce titre porte en lui une mélancolie qui me rappelle certains titres d'Evanescence, mais modernisés avec l'univers qui leur est propre. "Coward" aura la lourde tâche de clore cet album en reprenant tous les éléments qui nous ont convaincus, en ajoutant un blast massif à une rythmique déjà torturée. Si vous souhaitiez un peu de repos, il va falloir patienter encore quelques minutes, qui seront un pur bonheur auditif !

Si on peut affirmer sans mal que Lacuna Coil et Pain sont deux groupes qui ont motivé les débuts du groupe, leurs racines ont beaucoup grandi. Dust In Mind a maintenant un son plus franc et affirmé ainsi qu'une réelle personnalité. Un vent de renouveau souffle désormais sur la scène française, et on compte sur eux pour aller encore plus loin, notamment grâce à leur première partie de Pain à l'automne prochain ! Courage, l'étendard du metal français flotte au dessus de vous !


Matthieu
Avril 2017




"Never Look Back"
Note : 14,5/20

Dust In Mind est l’une des grandes sensations alsaciennes du moment. Soutenue par une actualité dense depuis ses débuts en 2013 – EP, album, signature chez le label Dark Tunes, vidéos, dates et prestations scéniques travaillées – la jeune formation de metal indus (pour la résumer ainsi) s’est fait remarquer dans le paysage local, et au-delà. Véritable mashup de musiciens implantés dans la scène française (Absurdity, Karelia et Blindness, pour ne citer que ces trois-là), Dust In Mind s’est mis rapidement sur les rails avec un style musical très cadré et unique. Prenez 70 % d’Hypocrisy / Pain, du chant masculin, en y ajoutant un chant clair féminin éthéré et des claviers aux tonalités singulières, vous obtenez la recette de Dust In Mind.

Faisant suite à un EP convaincant, et après la constitution d’un line-up complet - Dust In Mind étant à la base le duo Dam (Blindness / Absurdity) et Jen (ex-Shindo) - "Never Look Back" suscite la curiosité, et surtout pas mal de questions : Quoi de neuf pour la scène française ? Quelles améliorations depuis la précédente production ? Quel avenir peut-on espérer pour Dust In Mind ? Analyse.

Pour introduire sa galette, c’est en grande pompe (comprenez grosse production) que Dust In Mind ouvre le bal. Samples parlés et éléments electro de haute volée témoignent à eux seuls de l’immense enjambée technique qu’il y a entre l’EP passé et maintenant ; et cela est permis par la production du Psyrus Studio. En ce qui concerne la musique, les 3 titres de tête, "How Can You" - "I Love As I Hate" - "Never Look Back", jouent leur rôle de phase d’accroche à merveille. Les refrains sont mémorisables instantanément, le tempo est pêchu, et le duo Dam / Jen tourne à plein régime. Par ailleurs, on notera une évolution importante au niveau des claviers. Ces derniers sont omniprésents et subliment de nombreux passages. Impossible de tous les comptabiliser, mais prenez ici l’exemple extrême, "Frozen Smiles", où ils représentent le plus grand intérêt. Il y a un petit je ne sais quoi de Deathstars là-dedans. En outre, l’arrivée de Matt, officiant parallèlement dans son projet solo mégalo-expérimental Minotaur Projet, n’ait probablement pas innocente à ce constat.

Côté composition et atmosphère, les Alsaciens misent à 100% sur le format "tubesque" de leurs morceaux. Le groupe se veut accessible et éclectique. En effet, moins de riffs, plus de groove, de l’espace pour tous les instruments – notamment le binôme batterie / basse très travaillé - l’ensemble est condensé au maximum et très carré (4min par titres). Cependant, peu de place au petit grain de folie et c’est dommage, car c’est pourtant dans un moment d’égarement que Dust In Mind va accoucher du final magistral "My Departure". Plus lent, plus doom, plus sombre que tout le reste, le morceau est quasi hypnotisant tout au long de son pont progressif et syncopé. Le chant quant à lui prend une dimension profonde. Dust In Mind excelle dans "My Departure" et pose ses tripes sur table.

Ainsi, et c’est le côté négatif évident de "Never Look Back", la formation s’autodiscipline de trop. La recette Dust In Mind se calque et se répète inlassablement, malgré des écarts bienvenus comme, par exemple, le breakdown de "Give Up", les structures torturées de "Real Nightmare" (titre à l’apparence monotone, mais qui se révèle au bout de plusieurs écoutes) ou encore "Farewell" aux changements variés de rythme.

En conclusion, une énorme progression a été réalisée sur "Never Look Back". On constate une avancée considérable dans le son et le souci du détail. Malheureusement, le fond ne suit pas encore, les plans se répètent, le chant est monocorde, et l’impression de déjà-vu survient trop souvent. Quoi qu’il en soit, Dust In Mind a une sonorité inhabituelle et une réelle personnalité en marge des tendances.


Vinny
Décembre 2015




"The New Reign"
Note : 15/20

C’est avec curiosité que je me lance dans une écoute plutôt surprenante. En effet, dès la première chanson, je rentre dans un univers à la fois mélancolique et agressif, la composition est variée. A mon grand étonnement, je parviens à entrer dans leur univers metal industriel, gothique, thrash, death... car le pari est gagné, Dam le compositeur de tout l’EP, nous révèle sa palette de diversités musicales sans pour autant s’éloigner des différents styles. Il arrive à cracher une puissante voix saturée, une force caressée par la douce voix scintillante et mélodique de Jen. La première chanson "Burn", avec ses riffs bien agressifs, te fait sentir tout de suite que tu vas changer d’avis et vouloir écouter la deuxième. "Mass Effect" redonne un gros coup de tonus, la batterie est parfaite, on y trouve des chants clairs et gutturaux, un véritable assaut sonore ! "The End Of This Chapter" est une chanson avec une ambiance gothique. Je vous laisse découvrir "Purify", "Flash" et "The Onlooker"... je ne vais pas tout dévoiler. On finit sur "The Last Sigh", rythmiques lentes, teintées de noir, j’ai accroché à cette dernière, Jen me touche par cette sensibilité dans la voix, le solo est simple mais convient tout à fait à l’ambiance. Une ascension rythmique et mélodique dans un flux de saturation, un contraste pas désagréable et bien fourni pour les non-habitués. Même si le duo n’a pas atteint son apogée, ils ont bien travaillé sur ce projet et nous leur souhaitons de continuer sur cette belle lancée.


Jenny
Mai 2013


Conclusion
L'interview : Jen

Le site officiel : www.dustinmind.com