Le groupe
Biographie :

Michael LePond est un bassiste américain, il joue avec le groupe de metal progressif, originaire du New Jersey, Symphony X depuis l'album "V (The New Mythology Suite)" sorti à l'automne 2000. En 2014, il sort son premier album sous le nom de Mike LePond's Silent Assassins avec Alan Tecchio (chant / Autumn Hour, Hades, Heathen's Rage, Watchtower, ex-All Time Low, ex-Non-Fiction, Level Fields, ex-Seven Witches, ex-Power). Le deuxième album, "Pawn And Prophecy", sort en Janvier 2018.

Discographie :

2014 : "Mike LePond's Silent Assassins"
2018 : "Pawn And Prophecy"


Les chroniques


"Pawn And Prophecy"
Note : 14/20

Je vous avais déjà parlé du premier album de Mike LePond's Silent Assassins, groupe de... ben Mike LePond, aussi bassiste de Symphoyn X pour ceux qui ne le sauraient pas. Cette fois, je vais donc vous parler de "Pawn And Prophecy", deuxième album de son état (c'est bien, vous suivez).

Et comme son prédécesseur, l'album sent autant le bon vieux heavy speed que le rock au groove imparable. "Masters Of The Hall", qui ouvre l'album, tranche d'ailleurs avec les ambiances que les métalleux ont l'habitude d'entendre puisque rien n'est sombre ici, le riff d'entame est limite joyeux d'ailleurs et le refrain me rappelle celui de "Spirit Horse Of The Cherokee" de Manowar. "Black Legend" tape lui aussi dans le rock, voire le hard bien accrocheur, et balance des riffs et mélodies simples mais efficaces taillés pour le headbanging sauvage. Il faut croire qu'après avoir fait du prog avec Symphony X, Mike LePond ressent le besoin de revenir aux fondamentaux et de balancer du bon riff qui groove sur des morceaux directs et qui sentent les grands classiques du genre. Mais comme on le dit souvent, chassez le naturel et il revient au galop ! Du coup, si le premier album se terminait sur un gros morceau de onze minutes c'est cette fois un pavé de vingt et une minutes qui termine l'album ! Une fois de plus, Mike LePond n'en profite pas pour se mettre en avant et laisse beaucoup de place à ses collègues pour s'exprimer, sa basse étant audible mais pas plus que le reste. Bon, il se fait plaisir sur "I Am The Bull", c'est vrai, mais c'est son groupe et pour le coup le morceau est construit autour de ses riffs et lignes de basse donc ça passe nickel et ne donne pas l'impression d'un bassiste qui veut en mettre plein la vue. Ce morceau apporte sa dose de variété par rapport aux autres bien plus classiques, sans compter une ambiance plus lourde et sombre. Et même si ça peut passer pour un exercice de style, c'est suffisamment bien fait pour se glisser dans le tracklisting sans choquer donc rien à dire. En tout cas, ce nouvel album s'adresse aux anciens du metal, comme son grand frère, les plus jeunes risquent de ne pas aimer ce côté très old school et rock même si certains d'entre eux finissent par découvrir et apprécier ça.

Vous l'aurez compris, si vous attendiez du prog vous allez être déçus, ce deuxième album comme son prédécesseur remonte aux origines et balance du hard voire du rock groovy et mélodique. Pas de débauche technique ici, pas de plans tordus et de descente de manche en tous genres, les riffs sont simples, directs et envoient du bois sans se prendre la tête. Certains passages ou morceaux comme "The Mulberry Tree" mettent un peu de piment dans un album assez classique, avec des sonorités tirées de la musique latines, guitares acoustiques en sus. Et évidemment, comme je le disais, le dernier morceau avec ses vingt et une minutes en profite pour proposer quelque chose d'un peu plus riche et varié mais on reste quand même dans quelque chose de très direct (on a même un petit blast qui débarque vite fait !). Quelques passages plus techniques sont évidemment de la partie, du chant féminin fait aussi son apparition pour un morceau aux ambiances plus sombres et solennelles même s'il n'oublie pas les mélodies accrocheuses pour autant. Pour résumer ce nouvel album, on peut dire que si vous avez apprécié l'album éponyme sorti en 2014 vous retrouverez immédiatement vos marques avec "Pawn And Prophecy".

Nouvel album dans le même lignée que son prédécesseur, donc très marqué par le rock et le hard accrocheur, mélodique et direct. "Pawn And Prophecy" plaira aux vieux de la vielle et à ceux qui préfèrent l'efficacité à la technique, les amateurs de prog touffu et fans de Symphony X par contre feraient mieux d'y jeter une oreille par précaution avant de foncer dessus.


Murderworks
Octobre 2018




"Mike LePond's Silent Assassins"
Note : 14/20

Petite surprise d'un musicien d'habitude très discret, Mike LePond, qu'il est inutile de présenter (Symphony X pour les deux du fond qui pioncent), sort son premier album solo sous le nom Mike LePond's Silent Assassins.

Et contrairement à ce qu'on pourrait croire, l'album ne donne pas dans le metal prog néo classique, le premier morceau surprend d'ailleurs par son côté très heavy / rock et ses riffs dignes de Motörhead ! Précisons d'ailleurs que Mike LePond est bien entouré sur cet album, jugez plutôt : Michael Romeo à la guitare, "Metal" Mike Chlasciak guitariste chez Painmuseum et Halford, Alan Tecchio chanteur chez Hades et Watchtower entre autres, bref du lourd. Et premier écueil évité le bassiste n'occupe pas toute la place, il en laisse beaucoup à ses compère et reste une fois de plus plutôt discret. "Red Death" surprend lui aussi avec ses sonorités orientales en guise d'intro, poursuivant ensuite dans un bon heavy / power avec toujours ce chant old school au possible rappelant parfois les bons vieux Judas Priest. Autant prévenir tout de suite, cet album est destiné aux vieux de la vieille, ceux qui comme moi ont grandi et débuté dans le metal avec les classiques du heavy, du speed et du power. Très peu voire pas d'incursions modernes ici, tout l'album baigne dans le bon vieux heavy mélodique même si on note un bel effort pour varier les ambiances et les sonorités utilisées. Il n'empêche que les jeunes loups risquent d'être imperméables à ce style d'époque, mais Mike LePond a sûrement composé cet album dans le seul but de se faire plaisir, c'est en tout cas l'impression qu'il donne.

Et c'est très bien comme ça, contrairement à pas mal de musiciens, il ne se contente pas de refaire la même musique que son groupe principal (qui a dit Luca Turilli ?). Même si j'aime beaucoup Symphony X, c'est quand même plus sympa d'entendre son bassiste rendre hommage à ses influences avec un album de bonne tenue qui plus est. Bon il faut avouer qu'on sent une légère touche néo classique sur le dernier morceau "Oath Of Honor" qui clôt l'album, un pavé de 11 minutes qui peut parfois faire penser à Symphony X mais bon on ne se refait pas comme on dit. On peut voir aussi une autre réminiscence du prog dans la longueur des morceaux, la plupart tapent allègrement dans les 6 ou 7 minutes. Et même si quelques légers solos de basse se fraient un chemin au milieu des riffs purement heavy, on ne peut pas hurler à la démonstration, les plans alambiqués ou rythmiquement tordus n'ont pas leur place sur cet album. Et pourtant il se montre tout de même assez riche, explorant plusieurs styles de heavy, mélodique, plus rock ou rentre-dedans, épique ou speed, bref Mike LePond et sa troupe nous font un tour d'horizon de la scène heavy old school et c'est plutôt plaisant à écouter.

Certes cet album ne rentrera pas dans les classiques du genre mais est tout de même appréciable, du bon vieux heavy / power mélodique comme on n'en fait plus beaucoup. D'autant qu'on sent que l'album a été fait par plaisir, avec le cœur et ça s'écoute tout seul. Pas de démonstration technique, de l'accroche, de la mélodie, bref du bon heavy.


Murderworks
Décembre 2014


Conclusion
Le site officiel : www.facebook.com/mikelepondssilentassassins