Le groupe
Biographie :

Veilburner est un groupe de black / death metal américain formé en 2014 et actuellement composé de : Mephisto Deleterio (instruments) et Chrisom Infernium (chant / Torture Ascendancy 1307). Veilburner sort son premier album, "The Three Lightbearers", en autoproduction en Août 2014, suivi de "Noumenon" en Juillet 2015, de "The Obscene Rite" en Septembre 2016, et de "A Sire To The Ghouls Of Lunacy" en Décembre 2018 chez Transcending Obscurity Records.

Discographie :

2014 : "The Three Lightbearers"
2015 : "Noumenon"
2016 : "The Obscene Rite"
2018 : "A Sire To The Ghouls Of Lunacy"


La chronique


Que signifie “prolifique” pour vous ? Sortir quatre albums en quatre années d'existence ? C’est le profil de Veilburner. Créé en 2014 aux Etats-Unis par Mephisto Deleterio (instruments) et Chrisom Inferium (chant, Torture Ascendency 1307), le premier album sort la même année. Et c’est un enchaînement d’acharnement qui conduit les deux hommes à aboutir au quatrième album, "A Sire To The Ghouls Of Lunacy", sur la toute fin de l’année 2018. Une expérience ? Oui. Êtes-vous prêts ? Non.

Le premier titre, "Introvertovoid", débute lentement, mais va frapper très fort. Ne vous fiez pas à cette introduction atmosphérique, car c’est un black / death intense et puissant qui frappe par la suite. Les riffs s’enchaînent à toute allure, mais laissent largement la place au chanteur de placer ses hurlements. Les ambiances aussi se succèdent, puisque des passages atmosphériques presque prog débouchent sur une violence incommensurable ou des psalmodies. "Panoramic Phantoms" reprend avec une distorsion hors du commun et des samples qui donnent aux rythmiques du groupe un goût d’inconnu, de saleté et surtout de violence libérée. Le tout, en alternance avec des hurlements plaintifs sur des passages plus doux mais tout aussi malsains. La rythmique devient plus complexe avec "Agony On Repeat", et l’intensité retombe à peine lorsque la boucle se rompt, mais le chant de Chrisom est toujours aussi violent et rageur. Même le solo, qui débouche sur la douce "Abattoir Noir", n’y changera rien. Si dans un premier temps c’est une sorte de cabaret sinistre que nous entendons, le son devient plus tranchant, et c’est en effet la rythmique malsaine du groupe qui nous saute à la gorge.

Si vous n’avez pas peur des fantômes, vous pouvez passer à "A Sire To The Ghouls Of Lunacy", car pour moi c’est le titre parfait pour une maison hantée. Des samples effrayants, un blast furieux et surtout des riffs impitoyables. Alternant growls caverneux et screams perçants, le chanteur se décarcasse pour donner vie au morceau. On continue avec le sample introductif de "Glory Glory Grotesque" qui est plus que morbide, mais bien vite rattrapé par les riffs sanglants du morceau. On conserve cette ambiance horrifique sur les riffs, mais avec une distorsion grasse et sale, qui donne l’impression d’une tempête qui ne se calme que temporairement. Le groupe continue sur sa lancée avec la mystique "Upstream And Parallel", qui semble très technique, rapide et réfléchie. Chaque note est liée à la suivante à une vitesse hallucinante, et même si le milieu du titre ralentit un peu, il est impossible de vraiment prendre de pause sur ce titre, excepté sur la fin, qui est presque ethnique. Le dernier morceau, "Where Torment Has Danced Before", est très énigmatique. Presque encastré dans une brume éthérée sur le début, il devient ensuite très atmosphérique et gagne de plus en plus cette ambiance pesante et malsaine du black metal. Compliqué à saisir du premier coup, le titre avance en alignant des harmoniques qui tournent d’elles-même, qui rebondissent et qui se muent en des riffs tranchants… Oui, ce morceau a tout pour plaire, mais surtout à tout le monde.

Veilburner est un groupe contradictoire. A la fois très précis dans ses choix, exigeant dans ses influences, mais également très accessible par moment, "A Sire To The Ghouls Of Lunacy" est un album à la fois mature, réfléchi mais surtout puissant. Car c’est ce qui caractérise la formation, la force des riffs, la véhémence des accords et la rage des notes. Un live ? Non, je ne pense pas. Mais je peux me tromper, et j’en serais plus qu’heureux.


Matthieu
Janvier 2019


Conclusion
Note : 17/20

Le site officiel : www.facebook.com/veilburner