La review

KORITNI + FRENCHKISS
Le Divan Du Monde - Paris
28/03/2012


Review rédigée par Byclown


C’est en ce milieu de semaine qu’à lieu un second concert de glam rock (après celui, anthologique, de Steel Panther et le déballage de nichons ”on stage” qui s’en est suivi) pour les amoureux de cheveux longs et de jeans déchirés, de solos de guitares de la grande époque et de riffs sentant bon le blues. Aujourd’hui à l’affiche, les Australiens / Français de KORITNI et, en ouverture, les jeunes mais non moins talentueux Français de FRENCHKISS. Cela risque fort de sentir bon la sueur, la bière et les histoires "broken heart".



Commençons tout de suite avec les glam rockeurs de FRENCHKISS et leur recette qui ne fait pas grand mystère savoir tirée des réussites et des clichés des grands groupes fondateurs du style de l’époque (Mötley et compagnie). Boots de cowboys, bijoux, t-shirts moulants, coupes en pétard... Les ingrédients sont bien là pour nous faire voyager il y a 20 ans, que ce soit visuellement et musicalement. Malgré un petit souci technique vite résolu du guitariste soliste, le set bien que court est tout de même bon mais le public, venu évidemment pour KORITNI, a du mal à se chauffer et à rendre le change ce qui est plutôt dommage. Prestation plus qu’honorable donc pour les rouleurs de pelles made in France qu’on aura plaisir à retrouver prochainement avec un public, espérons le, plus réceptif.



Apres une pause bien méritée pour aller s’abreuver (il fait diablement chaud dans ce Divan du Monde par ce temps estival !), place aux tant attendus KORITNI. Groupe initialement venu d’Australie, il est bon de rappeler que l’un des guitaristes (Eddy Santacreu, en l’occurrence) est Français et que Lex, le chanteur et créateur du groupe, vient de s’installer en France avec sa femme à coté de Cognac (le manager du groupe est d’ailleurs, lui aussi, Français). Voilà qui explique les 10 dates Françaises de la tournée et l’accueil particulièrement chaleureux des Français pour ce combo. L’accueil justement ne sera pas moins enthousiaste ce soir puisque c’est un tonnerre d’applaudissements qui attend les braves dès leur entrée en scène. Dès la première note le groupe nous entraîne dans 2 heures presque non stop de sleaze Australien, dans un réel professionnalisme, avec un jeu de scène rodé et une évidente joie d’être là, partagée par le public Parisien plus chaud que jamais. Tous les cinq morceaux, histoire de reprendre haleine, Lex nous gratifie de son plus beau Français, avec un bel accent à couper à la machette, ce qui n’est pas sans nous faire sourire… Chapeau bas messieurs, je ne verrai plus jamais les kangourous de la même manière après cette soirée !

Setlist : "Down At The Crossroads", "Dirty Letter", "Game Of Fools", "Party’s Over", "Not Your Man", "Better Off Dead", "Stab In The Back", "Red Light Joint", "Sometimes", "155", "Lost For Words", "Got To Get You Into My Life", "Emotional Audit", "Money Talks", "Highway Dreams", "Keep Me Breathing", "Let’s Go Crazy", "Let It Go", "Under The Overpass", "I Wanna Know", "Nobody’s Home".

Photos tirées de : www.byclown.com