Interview faite par mail par Vince et MissGayelles
Bonjour Abyssal Ascendant, tout d'abord merci de nous accorder un peu de votre temps afin de répondre à cette interview ; une petite question "bête" pour commencer, pouvez-vous présenter le groupe ?
Salut Vince et Gaëlle ! Mais pas de problème, bien au contraire, merci à vous de nous permettre de parler de notre groupe. Présentation du groupe :
Flo (guitare / chant) : Nous sommes Florent, Fanny et Raùl, du groupe susnommé… Qui fut formé vers Septembre 2012, dans le but de faire du death metal. Nous voulions faire quelque chose de plus "ambiant", à deux au départ, et étant des fans de jeu de rôle et de littérature SF/Fantasy, nous avons décidé de coudre et conter quelques histoires se rapportant au Mythe de Cthulhu, qui est devenu la trame scénaristique de notre musique.
Fanny (basse / chant) : Pour présenter les membres du groupes un peu plus précisément, ABYSSAL ASCENDANT c'est Flo aux guitares (oui, aux guitares : c'est lui qui joue les lead et les secondes guitares), au chant, à la compo et à l'écriture. Ensuite, nous avons Raùl à la batterie et à la compo des parties batterie puis moi-même à la basse, au backing chant et à l'écriture. Et bien entendu BLT909 qu'on vous présentera plus en détails ci-dessous !
Votre premier album "Chronicles Of The Doomed Worlds – Part. I : Enlightenment From Beyond" va bientôt sortir, quel effet ça fait ?
Flo : Là, je dois dire qu’en tant que musicien, ça me fait l’effet d’avoir accompli quelque chose de concret. Je n’en suis pas à mon premier enregistrement, cela fait depuis 2001 que je joue du death metal (c’est-à-dire pas très longtemps non plus), mais jamais je n’ai pu accomplir à ce jour ce genre de chose, de mon initiative. Donc primairement, je dirais : excitation, fierté, et surtout, plaisir musical : les choses que tu crées s’ordonnent et s’incarnent dans un plan d’ensemble, et le chemin que tu as parcouru jusque-là est d’ores et déjà un accomplissement en soi.
Fanny : C'est l'aboutissement de plusieurs années de boulot et je vous avouerais qu'il y a une part de soulagement mêlé à la joie de pouvoir bientôt tenir une incarnation physique de notre musique dans les mains... J'ai appris la basse rien que pour jouer dans ce groupe et sortir un skeud c'est juste énorme, c'est une grande fierté. On a monté ce projet à partir de rien et je pense qu'on peut être fiers du chemin qu'on a parcouru depuis cette soirée de 2012 où on s'est dit "Allez sans déconner on monte un groupe de death et on écrit sur le Mythe de Cthulhu". Donc voilà, on est reconnaissants envers tous ceux qui nous ont épaulés dans ce projet et on est vraiment très heureux.
Expliquez-nous un peu le nom du groupe !
Nous cherchions un truc un peu "catchy", quelque chose qui sonne bien avec la musique et la thématique (on va dire que c’est classique avec notre style de groupe…). On a trouvé un certain effet de style dans le nom, car il est assez oxymorique. L’"Ascendant", c’est celui qui domine, celui qui est en haut de la hiérarchie, celui qui aura inéluctablement le dessus sur toi. Et l’adjectif abyssal définit littéralement quelque chose en profondeur ("abyssus" = l’abîme), et qui sous-entend la noirceur et la folie à notre sens (et celui de H.P. Lovecraft). Après, il te suffit donc de faire le lien entre les deux. On aurait pu appeler le groupe "Abyssal Ascendance" du coup, mais on a préféré "personnifier" le concept et inclure cet "Ascendant", ce mot qui représente toutes les entités cosmiques supérieures réunies en une idée. Comme si cet "Ascendant" nous accompagnait dans notre musique et représentait cette domination et cette inexorabilité de l’emprise des abysses sur notre monde, notre esprit.
A qui doit-on le logo du groupe ?
Flo : A la base, on a imaginé le concept à deux, trouvé des idées chacun notre tour, puis Fanny a mis sur papier le dessin au tour des lettres du nom du groupe. Ce fut notre tout premier logo. Puis nous avons demandé à Dinny (un vieil ami à moi qui est plutôt balèze en graphisme – et en growl aussi !) de finaliser et coloriser le logo. Nous gardons ce logo, mais en ce moment nous sommes davantage sur le nouveau, qui a été entièrement fait par Fanny et moi. Plus simple, plus facile à adapter sur une affiche de concert, plus efficace dirons-nous. Même si, et ça vaut pour tout ce qu’on fait, nos goûts sont très discutables. (rires)
Comment définiriez-vous votre style ?
Flo : Même si nous restons dans le death metal classique (et tant mieux), que beaucoup ont pratiqué avant nous, que pas mal font et que (je n’espère pas) beaucoup moins feront à l’avenir, je dirais que notre style est assez varié. Ça peut aller du riff lent et lourd, au blast à 260 BPM, en passant par des mid tempos et des passages totalement ambiants…On ne se prend pas la tête, on n’est pas des techniciens de la musique ni des calculateurs de compos, on joue ce qu’on aime comme on a envie de le ressentir.
Raùl : Cthulhu-metal. (rires)
H.P Lovecraft fait partie intégrante de la musique d'Abyssal Ascendant, de votre univers, est-il un peu le quatrième membre du groupe ?
Flo : Ah, mais si on part là-dessus, on peut dire qu’on est un orchestre ! H.P. Lovecraft n’est pas le seul à nous avoir intéressés. Bien sûr, les gens (nous inclus) emploient les termes de "Cthulhu Mythos", de "Lovecraftian death metal", mais c’est quand même un gros raccourci ! Tout comme le Mythe ne s’arrête pas au Grand Rêveur Cthulhu, H.P.L. n’est pas le seul à avoir contribué à cette littérature. La liste des écrivains qui se sont greffés pour contribuer, que dis-je, compléter, inventer et réinventer, est longue, et c’est bien ça qui fait que ce Mythe a dans un premier temps perduré, et dans un second temps se retrouve riche en histoires ! Parmi eux, je citerai nos principales influences (en précisant que je ne suis pas un puriste de Lovecraft… Il a des nouvelles qui me plaisent bien moins que d’autres, des passages que je trouve assez chiants) : Clark Ashton Smith (Lovecraft a énormément correspondu et appris avec lui, il y fait d’ailleurs une référence sympa dans une de ses nouvelles), qui a imaginé des déités comme Atlach-Nacha, Abhoth, et Rlim Shaikorth, sur lesquelles nous avons composé, Frank Belknap Long, notamment connu pour ses "Hounds Of Tindalos", Auguste Derleth…Nous adorons leurs fictions. Nous nous inspirons des thèmes de tous ces écrivains pour créer nous-mêmes nos textes, nos histoires…
Raùl : Carrément, c'est le quatrième !
Fanny : Alors oui et non, c'est vrai que l'univers qu'il a créé est le moteur principal de notre inspiration mais on puise aussi effectivement dans les écrits de plusieurs autres écrivains (Howard, et ceux cités ci-dessus). Bien évidemment on reste dans les mêmes thématiques mais on ne s'est pas limités à l’œuvre de Lovecraft. Après on créé nos textes en se basant sur les trames qui ont été posées, voire même on intègre nos propres mini histoires dans l'univers du Mythe.
Où "Chronicles Of The Doomed Worlds – Part. I : Enlightenment From Beyond" a-t-il été enregistré, avec qui ?
Les prises de son (guitare, basse, chant) ainsi que le mix ont été faits chez Sébastien Coget, dans son home studio, à Dole (39). La batterie a été enregistrée par Raùl dans son studio à Tavaux (39). Tout ce qui est de l’ordre du sample a été monté et préparé chez Flo. Quant au mastering, c’est vers le Wild Horse Studio (Besançon – 25) que nous nous sommes tournés, avec aux manettes François Michaud.
Lorsqu'on écoute votre album, on ressent indéniablement la touche du death metal des années 90 (Morbid Angel, Cannibal Corpse entre autres), j'imagine que ce sont de grosses influences ?
Flo & Fanny : Oui, bien sûr ! Que dire de plus ? C’est plus qu’une influence, c’est quelque chose dont nous ne nous détournerons pas et que nous ferons toujours perdurer dans notre musique, n’en déplaise aux académiciens français du death metal et aux chercheurs absolus de nouveautés et d’originalité. Désolé pour eux.
Raùl : Pas vraiment. En metal, mes "influences" sont juste Death et Symphony X.
Vous avez débuté avec une batterie programmée, comment ça se passait en live, cela nécessite d'être bien calé, n'est-ce pas ?
Flo : Nous avons fait trois concerts avec la batterie programmée. C’était super cool, même si entre nous, en tant que musiciens (et pour les gens du public aussi inévitablement), il manquait ce qu’on peut ressentir du dégagement d’énergie que peut vous apporter un batteur en chair et en os. Pour l’histoire du "bien calé", oui et c’est une bonne chose. Nous faisons un death metal que je qualifie de classique et simple. Si en plus ce n’est pas bien calé, m’est avis que tu perds de l’impact et de l’assise dans ce que tu balances. En travaillant avec la machine, il n’y a pas d’équivoque : tu dois jouer carré. Alors oui j’en entends déjà qui me disent que du coup il n’y a pas de place pour l’improvisation ou les petites retouches etc. J’ai beaucoup réfléchis à la question, et je me dis que 1) Les surprises de batteur au niveau du tempo, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux de toute manière. 2) Quand tu programme de la batterie, tu peux faire absolument tout ce que tu veux, y compris des changements de tempo (mais bon on ne maîtrise pas le truc et on n’a jamais voulu se prendre la tête avec ça). 3) Etre bien calé et carré ça permet aussi au chant, aux guitares, d’avoir une base solide pour justement faire des petits changements.
Fanny : Ça nécessite d'être carré et de faire confiance au matériel, ainsi qu'à l'ingé son... Mine de rien en début de concert tu as toujours la mini angoisse de "est-ce que le PC / le logiciel ne va pas nous faire une mauvaise surprise". C'était aussi un petit défi pour nous de faire du live dans cette configuration, réussir à faire dégager quelque chose, à projeter une ambiance en ayant un membre du groupe non vivant ! Mais finalement ça a été de bonnes expériences, malgré le manque de vie de la batterie programmée.
Vous êtes passé désormais à la formule trio, avec un vrai batteur, pourquoi ce choix ?
Flo : Parce qu’avec un vrai batteur c’est mieux (enfin dans notre cas avec Raùl c’est mieux). La première répétition à laquelle il a participé a été pour moi la plus dure, la plus excitante, la plus fatigante, et la plus énergique depuis la création du groupe. Pourtant il s’agissait du même set, du même tempo. Il dégage une énergie impressionnante, tu le vois jouer, participer avec toi à la musique. Tu ressens cette énergie comme s’il te la partageait directement et te la faisait vivre. Même avec le click qui est nécessaire à cause des deuxièmes guitares et des samples, Raùl ne reste limité que par le tempo. Pour le reste, il peut se lâcher, arranger ses parties… Et tout le monde est carré. De plus, la première fois que j’ai contacté Raùl, nous ne voulions pas réellement de batteur. Le groupe n’était pas mature, et quand nous sommes tombés sur son annonce de recherche de groupe "metal", nous nous sommes dit "Pourquoi pas". C’est alors que lorsqu’il m’a répondu en me disant que lui aussi adorait le Mythe de Lovecraft, avait déjà joué dans des projets musicaux qui traitaient ses thèmes, et avait fait du jeu de rôle "L’Appel de Cthulhu" (chose que nous ne savions absolument pas avant de le contacter), nous nous sommes dit que c’était un signe. Qu’il y avait quelque chose à partager. Depuis nous sommes de bons amis avec toute la famille.
Fanny : Disons que ça a rajouté une toute autre dimension aux compos d'avoir Raùl derrière les fûts. A partir du moment où on a tenté l’expérience avec lui on s'est dit que ça serait difficile de revenir en arrière. Je pense qu'on est là dans une configuration parfaite- on garde le coté posé et carré des secondes guitares et à côté de ça on a la vie et l’énergie des drums. Et puis bon c'était le destin qui nous a fait nous rencontrer, c'est pas possible autrement, tu imagines trouver presque par hasard quelqu'un qui partage les mêmes intérêts que nous, dans un petit bled du Jura, et qui en plus veut jouer de ce type de musique ?
Vous avez joué avec des groupes tels que Mercyless qui a une très bonne réputation en live, vous devez en garder un super souvenir, non ?
Flo : Oh que oui ! C’était une soirée que nous avions organisée avec notre asso, en partenariat avec la Rodia de Besançon, qui d’ailleurs a été aux petits soins avec nous, de l’administratif au catering, en passant par la régie. Merci encore à Ange et Tico pour ça. C’était vraiment cool de rencontrer Mercyless et de partager la scène avec eux. J’ai juste le regret de ne pas avoir passé plus de temps avec eux. Without Christ !!!!!!!
Fanny : C'était assez incroyable de pouvoir jouer avant des gens comme eux, qui en plus d'être des musiciens de dingue étaient super sympa, très simples, très humbles... On gardera d'excellents souvenirs de cette soirée qui a été un mélange d’émerveillement, de surprises de dernière minute et de gros son.
En parlant de live, avec qui avez-vous joué et partagé la scène ?
A part Mercyless, la liste n’est pas longue mais à notre sens variée et très qualitative (attention j’suis pas un pro des styles de zic attribués aux groupes et de la nomenclature mais dans chaque cas ça ne se cantonne pas à une seule direction, c’est pour ça que tous ces groupes sont très intéressants et que c’est la classe d’avoir pu jouer avec eux) :
Deathunder (metal / Besançon), Burning Church (thrash / Besançon), Hyana (metal electro / Pontarlier), Broken Edge (metal / Besançon), Dieresis (brutal death / Besançon - à plusieurs reprises), Fetal Massacre (brutal death / Besançon - à plusieurs reprises), Sombres Espoirs (black metal / Besançon), Aksaya (black metal / Loiret), Savage Annihilation (death metal), Pestifer (death prog de fou), Incrüst (punk hardcore métallisé), et enfin Burning Flesh (brutal death).
Avec qui aimeriez-vous vraiment jouer ?
Flo : Je ne sais pas… Tous ceux qui sont cool et te prennent pas de haut. Ceux qui disent bonjour quand ils arrivent, qui sont okay pour boire une bière avec toi, avec qui on peut parler du backline sans se prendre le chou…Peu importe le groupe. La musique ce n’est pas une aventure de faire-valoir c’est une aventure de plaisir et d’échanges (enfin un minimum quoi..). Si on nous fait jouer avec un super gros groupe connu que t’écoutes, ben oui c’est mortel, mais si ce sont des gros cons, je n’en tirerai aucun plaisir. Mais hormis ça, vraiment jouer, vraiment jouer… A part les groupes avec qui on a déjà joué, qui sont tous cool et avec qui j’aimerais réorganiser des plateaux, euh, je dirais…. Bal-Sagoth, et après j’peux crever.
Fanny : Pas mieux. Jouer avec des gens qui partagent la même passion c'est déjà énorme... Bon après si on pouvait vraiment, je dirais Nile.
Raùl : Death, mais ça n’est plus possible malheureusement (pas sans Chuck).
Présentez-nous BLT 909, qui se cache derrière ?
Flo : Alors BLT909 c’est le susnommé Sébastien Coget. Ce mec est au service de la musique. J’ai joué dix ans grosso modo avec lui, c’est la personne la plus motivée que j’ai jamais rencontrée dans un groupe. Il donne tout ce qu’il peut et fait toujours en sorte de tirer le groupe vers le haut. Il est donc passé au son et a monté son petit home studio. Sans lui nous ne serions rien. Il nous a aidés à démarrer avec la batterie programmée, a produit intégralement l’EP "Unleashing The Outer Plagues", nous a suivis et emmenés aux concerts pour nous sonoriser et même filer la main aux autres groupes avec qui on jouait ; il participe aussi aux arrangements et son avis est très important car il nous connaît bien mais porte aussi l’étiquette du regard extérieur…Que dire de plus ? J’aimerais qu’il ait plus de temps pour lui seul, afin de réaliser ses propres projets musicaux (faudrait que j’arrête de lui casser les burnes surtout). Ah oui et il a aussi enregistré l’album des Fetal Massacre, un pur son ! Mais ce n’est encore pas paru à ce jour. Dommage. Donc qui se cache derrière BLT909 ? Pour moi c’est comme un frère et un membre du groupe. C’est un informaticien qualifié et un soundtech à l’écoute et très compétent. C’est factuel !
Raùl : Notre ingénieur de son génial.
Abyssal Ascendant c'est peut-être une équipe qui vous entoure, présentez donc les acteurs de l'ombre !
Eh bien nous avons donc cité Dinny, qui a bossé sur notre logo, et qui chante la chanson "Interdimensional Predation II" de l’album, à lui tout seul, Sébastien "BLT909" Coget, notre soundtech et garde-fou. Voici le reste de l’équipe (je ne parle pas des gens avec qui nous avons travaillé ou travaillons dans la ponctualité, qui sont aussi nombreux, mais bien ceux qui font partie intégrante de ce que nous sommes aujourd’hui et sont constamment à nos côtés) :
- JS Fournier des Caves de Dole (le local où on répète actuellement). Son travail là-bas est de gérer le matériel, l’aide aux groupes et les plannings, entre autres. Toujours là pour nous aider, nous dépanner, nous conseiller, et c’est lui qui nous a montré l’annonce de Raùl à l’époque. Il nous a aidés pour les prises de son de "Armies Of The Void", et est présent et dispo chaque samedi.
- Julien Bonjour, que nous payons en bouteilles de Rhum pour faire nos photos promo.
- Christophe Capelli, qui a fabriqué nos instruments, qui se plie en 4 pour nous dès qu’on a un problème. Il est très à l’écoute et nous a énormément dépannés jusqu’à maintenant.
Avez-vous un Q.G, une salle de répétition à vous ?
A nous non, nous sommes sur un créneau le samedi aux Caves à Dole. C’est une structure municipale qui propose 3 locaux de répétitions et un local MAO. C’est super bien fourni, il y a du matos, et surtout JS qui est là pour nous aider en cas de besoin technique, parce qu’à ce niveau-là, on est des poneys.
Abyssal Ascendant est plutôt salle de répétition ou Guitar Pro ? Comment composez-vous ?
Flo : Toute la composition se passe à la maison, chez moi. Une fois que les essais de riffs sont posés sur une batterie que j’ai programmée vite fait (avec Fruity Loops) on écoute avec Fanny et je lui écris les partitions. J’ai déjà tenté Guitar Pro, j’ai jamais pu… Une fois que la chanson est prête, on commence à la jouer lors des répétitions. On en discute, et je reviens dessus chez moi pour modifier, le cas échéant.
Vous diriez que vous êtes plutôt tape trading ou Internet 20 Mo ?
Flo : CD+Internet ! Jamais vraiment connu le tape trading…
Fanny : Bon j'ai cédé depuis longtemps à la facilité du net... Découvrir facilement des groupes, se promener de style en style, télécharger des trucs "juste pour voir" parce que le nom me plaît... Internet indéniablement.
Vous avez des groupes à conseiller aux lecteurs de French Metal ?
Flo : Un groupe qui n’existe malheureusement plus : Human Parasite, avec l’album "Proud To Build The Insidious Catastrophe". Sinon, mes derniers achats, dont je ne regrette aucun et qui démontrent bien que les Français font une musique de qualité dans le metal extreme : "Fall Of Omnius" de Nephren-Ka (Clermont-Ferrand), "Potestas Ratio Iustitia" de Dawohl (Mulhouse), et "Morbid Collection" des Recueil Morbide (Montbéliard).
Hors frontières, j’ai fait cette excellente découverte qui n’est autre que le projet de Karl Sanders de Nile, "Saurian Meditation" et "Saurian Exorcisms".
Vous êtes originaires de Franche Comté et d'Alsace, comment est la scène dans ces deux belles régions ? Y a-t-il des salles, des lieux de répétitions, des lieux de rencontres pour musiciens ?
Flo : Pour la Franche-Comté, je ne connais pas tout, mais nous avons la Rodia et les Passagers du Zinc à Besançon comme salles de concerts, mais aussi le Café du Théâtre à Pontarlier où il se passe pas mal de choses, et le Pinky Bar à Nommay. Il y a aussi la Poudrière à Belfort, le Moloco à Audincourt… Le problème étant le manque d’organisateurs pour du metal… A part l’asso Impetus, et deux trois caf’conc’ qui organisent eux-mêmes leur prog, personne ne fait officiellement jouer la scène locale metal extrême.
Le Bastion est le principal local de répétition sur Besançon. J’y ai répété moi-même pendant de nombreuses années. C’est aussi un lieu convivial et une équipe qui s’investit dans pas mal de projets.
Je n’ai pas une connaissance exhaustive des orgas et des endroits pour jouer, des MJC etc, mais on peut dire que pour la scène locale il n’y a plus grand-chose. Tout devient une question de droit et de fric.
Fanny : J’ai longtemps vécu hors de l’Alsace et je ne suis pas quelqu’un de super sociable alors honnêtement les lieux de rencontres je ne saurais pas dire… Sinon au niveau des salles de concert j’ai vécu des concerts bien sympa au Molodoï à Strasbourg et aux Tanzmatten à Sélestat. Le Grillen à Colmar accueille aussi régulièrement de très bons groupes !
Raùl : Bon, je suis espagnol, et en France depuis 2012, je ne connais pas très bien la scène. Mais je crois que c'est sympa d’un point de vue général.
Pour revenir à l'album, présentez-nous Daniele Lupidi, le très talentueux artiste qui a créé le visuel de l'album.
Il est italien, et c’est quelqu’un de super sympa et de très accessible, qui a su capter ce qu’on voulait faire et le concrétiser. Il a fait quelques pochettes d’album vraiment bien gaulées. Il a environ notre âge, c’est tout ce qu’on sait !
L'album contient son titre "Part I", cela appelle-t-il une "Part II" ?
Oui, nous avons décidé de présenter nos (on espère) albums sous la forme d’une saga. "Enlightenment From Beyond" en est la première partie. "Unleashing The Outer Plagues", notre EP, en est en quelque sorte la préface.
Nous avons pour projet (attention révélation...) de sortir un nouvel EP dès que possible, qui sera la "Part II". Le concept est déjà posé et les compos sont commencées. Nous aimerions l’offrir aux gens, tout comme le premier EP, mais nous sommes encore dans l’hésitation. S’arracher pour sortir un skeud, pour revenir au numérique, ça fait bizarre. Mais bon, pour nous le principal étant de faire de la musique… Au pire, celui qui a envie de le graver le fera en deux clicks… ça coûte cher de sortir un CD, et on ne fait pas forcément partie des groupes qui ont beaucoup de moyens. Et nous n’adhérons pas au crowdfunding de groupes.
Comment s'est passé la signature avec Dolorem Records ? Vous devez être très satisfaits car les deux acteurs de ce label sont à fond derrière vous, n'est-ce pas ?
Flo : Oui. Ils sont tombés sur notre son, nous ont contactés, nous ont suivis, ont financé la release et d’autres choses, font tout leur possible pour que les gens sachent que notre musique existe, s’occupent de faire beaucoup de com… Très satisfaits nous sommes, sachant que ces mecs, tout comme nous, ont des boulots à côté, et n’ont pas beaucoup de moyens. Ce sont des mécènes très généreux et très actifs, et des partenaires motivés et passionnés.
Fanny : Ce sont eux qui nous ont contactés, c’était une grosse surprise, inespérée. Et on est super contents qu’ils aient fait cette démarche, ce sont des gens motivés, très sympa, bosseurs et qui se donnent à 200% pour nous… Et comme dit Flo ce sont des petits gars très simples et pas prise de tête, le genre de mecs qui vont faire 1000 bornes en 24h pour venir nous rencontrer par exemple… Merci à eux pour tout.
Verrons-nous un jour les titres présents sur l'EP "Unleashing The Outer Plagues" présents sur un format physique ?
Nous aimerions en effet réenregistrer cet opus et faire une reissue digne de ce nom, mais ça reste une envie… Pour l’instant pas de projet concret à cet égard.
Un site Internet, un Facebook officiel, pour choper toutes les infos concernant Abyssal ascendant ?
Notre site : www.abyssalascendant.com
Notre page facebook : facebook.com/abyssal.ascendant.band
Notre bandcamp : abyssal-ascendant.bandcamp.com
Le site de Dolorem Records : doloremrecords.com/shop
Où ont été prises les magnifiques photos promo ?
C’est la grotte de l’Hermitage, dans la forêt de la Serre, dans le Jura. Les photos ont été prises par notre buveur de Rhum Julien Bonjour.
Son site : www.13-design.net
Sur quels instruments et matériel évoluez-vous ?
Flo : En ampli j’ai une tête Peavey Ultra Plus 120 w. Je joue sur une guitare Capelli Custom "RuneBlade of Tyr", équipée d’un Rock Standard Benedetti pour le micro manche, et d’un Metal Matrix Benedetti pour le micro chevalet. Mais je remplace ce dernier par un Juggernaut de chez Bare Knuckles.
En effets j’ai un Yellow Comp Mooer, un Analog Delay Artec, et un Holy Grail de Electro Harmonix. Je n’ai plus de baffle… J’ai dû le revendre il y a quelques années pour des raisons financières. Donc je joue sur ce qui se présente selon l’occasion…
Raùl : Je ne sais pas si la question c'est sur les marques. Je suis endorsé et je joue sur des fûts Mair et des cymbales Arborea, et avec des baguettes Te&son.
Fanny : J'ai la chance de jouer sur une création de Christophe Capelli, une basse 4 cordes violette accordée nativement en la, avec des micros Benedetti.
Demain on organise une exposition hommage sur H.P Lovecraft, vous venez jouer pour le vernissage ?
Nous ne sommes pas ce qu’il y a de plus représentatif de Lovecraft, mais, si on nous propose, nous acceptons avec grand plaisir !!
Vous qui êtes fans de H.P Lovecraft, des nouvelles à conseiller aux personnes qui ne connaissent pas l'univers du maître du fantastique ?
Flo : Il y a quand même un paquet de nouvelles. Si on en reste à Lovecraft, je conseillerais au profane ces nouvelles : "Par-delà le mur du sommeil", "La Couleur tombée du ciel", "Celui qui chuchotait dans les Ténèbres", et "Dans l’abîme du Temps". Je les conseille car ce sont mes préférées de H.P. Lovecraft… On peut les trouver dans les recueils du genre "L’Appel de Cthulhu" qui se trouve partout.
Raùl : Toutes les nouvelles de Lovecraft sont magnifiques, mais par example "At the mountains of Madness", "Shadow over Innsmouth", "Call of Cthulhu", "Travel to other world" sont très bonnes. Je recommande aussi "The House at the borderland" de W.H. Hodgson, cet écrivain fut une influence pour Lovecraft.
Pensez-vous que le fantastique (ou un autre genre affilié) soit un puits d'inspiration infini ?
Flo : Oui le fantastique, l’horreur, tout ce qui relève de l’imaginaire, de la peur, et même du concret en fait. Donc c’est plus que ça. A force d’en lire on finit par se faire ses propres peurs et par pouvoir raconter ses propres histoires. C’est comme tout. Tu apprends avec ce qui existe, puis tu fais ton chemin. Et finalement ce n’est pas tant le fantastique qui est la source. Le fantastique est selon moi un vecteur pour imaginer et comprendre, donc on en tire énormément d’inspiration, c’est sûr, et thématiquement parlant, oui, je dirais qu’il n’y a pas de limites dès qu’on parle d’imagination. Lovecraft a attiré l’attention des gens avec ses nouvelles sur le fait que l’anthropocentrisme dans l’univers est une belle connerie et qu’on ferait mieux de ne pas trop monter sur nos grands chevaux des fois et faire preuve d’humilité en tant qu’humains. Notre vision des choses est si limitée que nous en venons à nous voir comme le centre de l’univers même à la fin du XIXème, où l’on commence pourtant à savoir déjà pas mal de choses sur l’espace qui entoure notre planète. Mais Lovecraft fait sauter cette limite, de façon totalement légitime, et pas seulement par exercice d’imagination ! Il fait preuve de logique, met le doute et l’inconnu au cœur du problème et la prétention d’être quelque chose, aux chiottes. A partir de là, tu peux comprendre que l’inspiration de Lovecraft, comme des autres écrivains de SF, qu’ils s’appellent Dan Simmons, Robert Heinlein, ou Georges Orwell, c’est bien la connerie humaine et son insignifiance face à des choses qui la dépassent et qui la placent donc dans une situation de lutte constante, tant qu’elle n’atteindra pas sa maturité, ou son extinction. La plupart du temps, c’est l’humanité elle-même qui crée l’objet de ses propres échecs, qui provoque sa propre apocalypse. Mais là je sombre dans le puits ! Revenons à la réalité. Oui, la musique peut-être à sa guise le livre audio composé d’anciennes et nouvelles histoires, à des degrés d’invention et d’inspiration différents, et sans fin possible.
Raùl : Pour moi tout ce qui concerne l’ufologie, comme X-Files ou autre de ce genre, sont des bonnes thématiques.
Fanny : Bien entendu. Dans le cadre de notre musique on utilise ces univers du fantastique de la même façon qu'on utilise un livre de règles de jeu de rôle... C'est une base sur laquelle on construit nos histoires, rien n'est figé ni fermé ! Évidemment on va faire en sorte de rester dans le cadre posé par le créateur mais ça laisse libre cours à absolument tout.
Job ou farniente ?
Flo : Ouais ! Je bosse dans le secrétariat / accueil de location de salles de spectacle.
Fanny : Il faut choisir entre les 2 ? Au niveau du job, je bosse dans un labo du CNRS, je suis ingénieur en chémoinformatique.
Des passions, des hobbies, et des choses qui vous rebutent, vous font fuir ?
Flo : Passions, hobbies : en ce moment je chante dans un groupe de reprises de Six Feet Under. Sinon j’adore les jeux vidéo, c’est pathologique. Et évidemment lire et regarder de la SF… Ce qui me fait fuir et qui me rebute, je ne préfère pas, il y a tellement de choses…
Raùl : Ecrire, randonner, faire du trekking, pratiquer la batterie.
Fanny : En plus de la musique, le plus clair de mon temps je le passe à jouer (plus trop le temps de faire du jeu de rôle papier et du grandeur nature alors on se console sur les jeux de rôle PC - Witcher 3 en ce moment), dessiner, lire, coudre, danser, etc... Les trucs qui me rebutent, tu veux dire dans les hobbies ou en général ? Je ne supporte pas le foot si c'est la question. (rires)
Quand vous écoutez de la musique, vous écoutez quoi ou qui ?
Flo : En dehors du death, principalement tout ce qui est bien épique : Bal-Sagoth en première ligne, et des groupes comme Tyr, Einherjer, Menhir, de la musique de jeu (ex. : Mass Effect, The Elder Scroll) et de film (ex. : Dune, Conan le barbare), beaucoup… Ca peut être des trucs plus calmes comme du Karl Sanders, Hagalaz Runedance… Mais je ne suis jamais contre un RATM ou un Bodycount, ou un petit Symphony X. J’écoute aussi pas mal ce que les gens postent sur Facebook, vous savez ces "amis" qu’on ne connaît pas et qui publient les chansons de leurs groupes, ou qui m’invitent à "liker" leur page… Ça m’intéresse de découvrir des groupes qui me sont inconnus, ou des trucs qui m’intriguent…
Fanny : La liste est longue ! En dehors du death metal j'écoute énormément de bandes originales de jeux vidéo (en ce moment ça tourne en boucle sur les Mass Effect, Dragon Age, Skyrim, L.A. Noire,...) ou de films (Blade Runner...) . Sinon j'adore la musique dark orientale, folk (Arcana, Unto Ashes, Wardruna, les Saurians de Karl Sanders dont parlait Flo...), le dark ambiant (Herbst9, Desiderii Marginis, Ulver...) et le doom jazz (Bohren & Der Club Of Gore, Morphine...). Que des trucs joyeux !
Raùl : Je n’écoute pas beaucoup de musique. Mais quand j’en écoute : surtout du classique, du jazz et le dernier album de Prodigy. En metal, ABYSSAL ASCENDANT, Death ou Symphony X.
Vous êtes collectionneurs de musique ?
Flo : Non. J’achète quand je peux et quand il n’y a pas d’autre prio, mais jamais dans l’optique de collectionner. Par contre j’essaie quand même de me payer environ une dizaine de skeuds dans l’année. J’aime les pochettes, lire les paroles avec le booklet entre les mains quand c’est possible.
Fanny : Collectionneuse non mais j'aime posséder une grande variété de musique à écouter... en format numérique, question de place malheureusement...
Raùl : Non.
Quand vous lisez, vous lisez quel genre ? Avez-vous des auteurs(es) à conseiller ?
Flo : Heroic Fantasy, Science-Fiction… Pour ceux qui ne s’y sont encore pas mis, je conseillerais la saga de Dune, de Frank Herbert ; la saga Hyperion / La Chute d’Hyperion de Dan Simmons (je n’ai pas aimé la suite), et enfin pour citer une troisième saga, une bien énorme aussi, L’Aube de la Nuit, de Peter F. Hamilton. Sinon j’adore Robert E. Howard. Que ce soit les nouvelles de Conan ou Solomon Kane, en passant par Les Dieux de Bal-Sagoth.
Fanny : Principalement de la SF et de la fantasy. Mon plus grand coup de cœur de tous les temps est Terry Pratchett et son univers décalé, burlesque, fantasy mais tellement contemporain... Sinon je lis avec beaucoup de plaisir Robin Hobb et Glenn Cook (La saga de La Compagnie Noire, que j’ai adorée).
Quels sont les projets d'avenir pour Abyssal Ascendant ?
Relativement à la question 22, il y a le tome II de nos chroniques. Mais sinon, et bien des concerts ! Enfin nous espérons. C’est dur de démarcher auprès des orgas. 80% d’entre eux ne te répondent pas. Et il est hors de question que nous payions un booker ou qui que ce soit pour nous faire jouer.
Votre musique sur un support analogique, possible dans un futur proche ?
Flo : Tu veux dire cassette ou vinyle ? Non… Définitivement non. A part peut-être si un jour un riche distributeur nous propose de sortir un bel objet… A condition qu’il soit abordable pour l’auditeur… Mais d’un point de vue personnel je n’y vois ni intérêt, ni finalité.
Deux petites questions à Fanny.
Fanny ce n'est pas trop ardu, voire embarrassant, parfois d'évoluer dans un monde essentiellement masculin ?
Fanny : Étant très portée sur l'égalité homme-femme, je ne me pose jamais ce genre de question. J'ai la chance d'être dans un pays et une société qui me permet d'être libre donc si j'ai envie de faire quelque chose je le fais, que le milieu soit dit masculin ou non. Au final ça n'est pas du tout un problème, à partir du moment où tu te passionnes réellement pour quelque chose alors tu as ta place. Je ne peux parler que de ma propre expérience bien sûr mais j'ai l'impression que ça ne devient un souci qu'à partir du moment où tu tombes dans le travers d'utiliser la féminité d'un des membres du groupe pour faire vendre. Là c'est embarrassant ouais... En dehors de ça, l'égalité c'est aussi de ne pas se placer à part, ou en victime. Je fais de la musique que j'aime, je me fais plaisir, et ça ne dérange personne, tout simplement.
On doit parfois te comparer parfois à Jo Bench, la bassiste de Bolt Thrower, non ? Si oui, comment prends-tu la comparaison, plutôt bien nous imaginons, n'est-ce pas ?
Fanny : (rires) Ben oui c'est arrivé... Évidemment ça fait plaisir, c'est une légende vivante (que j'ai eu la chance de voir en live) ! Bon après on rejoint un peu la question précédente, dans un univers où les femmes sont assez rares j’espère que la comparaison ne s'arrête pas à ce simple fait - pour ma part j'aspire à atteindre un jour sa musicalité, son groove et sa présence scénique.
Afin de soutenir "Chronicles Of The Doomed Worlds – Part. I : Enlightenment From Beyond", avez-vous des lives de prévus ?
Flo : Pour l’instant on a deux plans. Mais on ne dévoile rien pour le moment. Ce n’est pas confirmé à 100% et je n’ai pas envie de me jinxer la tête. On a déjà du mal à trouver des dates comme ça !
Répétez-vous vos concerts ? Tout est carré ou laissez-vous une petite place au feeling, à l'impro en fonction du public présent ?
Flo : On répète notre setlist bien sûr, avec du rab sur les morceaux avec lesquels on estime qu’il y a besoin. Sur scène, le feeling va surtout se faire sur la voix, les soli guitare, et bien sûr Raùl qui de toute manière se transforme en brute pendant qu’il joue et a des moments de berzerk.
Fanny : Nous répétons le plus régulièrement possible, chez nous en semaine et le WE à la salle. Tout est posé de façon carrée mais on laisse toujours une place au feeling... Le fait d'avoir un cadre avec les secondes guitares et les samples enregistrés nous permet de laisser une marge de manœuvre dans certaines chansons. Raùl est quelqu'un de très organique, il joue différemment en fonction du lieu et des envies tout en restant dans l'esprit et le style de chaque chanson, Flo ajoute souvent une part d'impro dans ses soli et moi je brode certains passages en fonction de l'orientation de la lune. (sourire)
A Quoi doit-on s'attendre lorsque l'on va voir Abyssal Ascendant en live ?
Flo : Mes grosses gueules de merde. Sébastien, notre soundtech, m’a dit à plusieurs reprises d’arrêter mes têtes de marin. Mais c’est plus fort que moi. Mon visage se contorsionne, et il y a un moment où j’en chie donc c’est encore pire. Sinon je ne peux pas trop dire. Un show un peu possédé peut-être !
Vous devez fonder de gros espoirs avec "Chronicles Of The Doomed Worlds – Part. I : Enlightenment From Beyond" qui est un véritable "test" pour Dolorem Records, n'est-ce pas ?
Flo : Dolorem Records ont déjà passé le test avec succès, j’ai envie de dire. Ils ont été là dès le début, ont fait la com, ont rempli leurs missions, ont fait leur taff et bien plus. Après c’est à eux, et selon les objectifs qu’ils se sont fixés, d’évaluer leur réussite. Mais pour nous ils s’en sortent haut la main.
Pour notre part on espère surtout que ça va plaire aux gens qui s’achèteront le CD. Notre espoir à la base était de se faire plaisir, c’est fait, donc de ce côté l’objectif premier est rempli.
Des anecdotes à raconter aux lecteurs de French Metal ?
Flo : Premier concert : début, on monte sur scène, fin stressés, prêt à envoyer et headbanger, intro de "The Beyond-One", en attente, la tension monte, les 4 coups de charleston, et… boum, plus de son. On a recommencé. Super, hein. Je précise on jouait avec la batt’ prog, donc tout s’est littéralement arrêté. Pourtant c’était un Cubase sous licence et tout…
Fanny : Lors de notre premier concert avec Raùl, au Sovengard à Mâcon, il y avait une ambiance de folie, du bordel tout le temps, tout le monde était à fond, on avait du mal à garder nos micros debout, bref, un concert excellent. On faisait une pause entre 2 chansons, ça criait ça gueulait et soudain, un grand silence se fait et on entend hurler "Noob-Shiggurath" !! (rires) Magique.
Raùl : Pas vraiment une anecdote, mais pour le concert avec Mercyless, je suis arrivé en retard parce que la police m’a arrêté sur l’autoroute, et j’ai dû sortir tous mon matos au sol pour le contrôle. J’ai aussi joué avec une entorse à la cheville et un doigt fracturé ce soir-là.
"Chronicles Of The Doomed Worlds – Part. I : Enlightenment From Beyond" va être édité dans un premier pressage à 500 exemplaires, l'album risque de devenir collector, êtes-vous amateurs de productions justement limitées et très éloignées du "music business" qui s'adressent avant tout aux vrais fans, aux vrais passionnés ?
Une production limitée, c’est vrai que ça marque le coup. Cela dit, on est personne, donc va essayer de vendre 1000 skeuds quand tu t’appelles ABYSSAL ASCENDANT. Mais à part ça, 500 ou 1000, ou 2000, ça reste de la musique. Même dans le "music business" tu as des plans d’éditions limitées, mais c’est justement pour faire vendre vite. Donc tout dépend du contexte.
Nous voilà arrivé à la fin de cette (longue) interview, il ne nous reste qu'à vous remercier ; toutefois un dernier exercice, nous vous laissons le mot de la fin...
Merci pour toutes ces questions, ce fut un plaisir d’y répondre ! Finalement, notre chanson "Abysmal Cadavers Procession" a été la première d’ABYSSAL ASCENDANT à être posée sur un support CD grâce à une compil' French Metal (# 16, "Dans la gueule du loup") ; et c’est une version unique, celle de l’EP ayant été réenregistrée. Donc un double merci pour votre intérêt et votre support.
Le site officiel :
www.abyssalascendant.com
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