Interview faite par Mariana à la Vapeur à Dijon.

Salut Simon ! Est-ce que tu pourrais, dans un premier temps, présenter Warattah pour ceux qui ne connaîtraient pas le groupe ?
Simon (batterie) : WARATTAH est un groupe qui existe depuis 5 années maintenant, monté par Khris (chanteur / guitariste), qui est également le leader du projet. Au début, ils n’étaient que trois, et Denis (second guitariste) est rentré, et la section rythmique a changé, d’où mon arrivée à la batterie.

On remarque une pause de 5 ans entre la première démo de W et l’album. Que s’est-il passé pendant ce temps là ?
Déjà, fixer le line-up (actuel) a pris un peu de temps, et on a connu d’autres péripéties (dont l’enregistrement) et Khris a eu un accident de voiture qui a bloqué l’activité du groupe pendant 1 an et demi. C’est donc pour ça que le groupe ne défend son album que maintenant.

Pour ce qui est de la démo, et de l’album, qu’est-ce qui vous inspire dans l’écriture des paroles ? Quelles thématiques abordez-vous le plus ?
C’est Khris qui s’occupe d’écrire les paroles, et ce sont souvent des sujets assez personnels, inspirés de son vécu, de sa vision du monde, de la nature etc. D’ailleurs, je peux même faire une dédicace à Gojira quant à la nature avec notre morceau "Skulls In A River Bed" !! (rires)

On sent évidemment une nette évolution entre la démo et l’album. Est-ce que tu pourrais parler du processus d’enregistrement de l’album ? (Quel studio, combien de temps ça a pris, etc)
Il me semble que ça a pris 5 bons mois étalés dans le temps. On a enregistré au Concrete Studio, qui fait beaucoup d’albums de metal en France, avec un ami à nous.

En termes de dates, vous avez quand même joué avec des grands noms de la scène metal Française, dont Gojira et Dagoba pour ne citer qu’eux. Qu’est-ce vous retenez d’une telle expérience ? Est-ce que tu aurais des anecdotes sympa à raconter ?
Déjà, c’est clair qu’on s’est bien marrés, y’a aucun doute là-dessus (rires). Là comme ça, j’ai pas forcément d’anecdotes précise en tête, mais ce qui est sûr c’est qu’on a rencontré des gens super sympa. Je pense aussi à As They Burn, avec qui on a fait une super date ! Et évidemment, c’est génial d’avoir pu tourner avec Gojira aussi !

La date à Dijon avec Gojira n’est pas la première il me semble !
Effectivement, c’est notre quatrième et dernière date avec eux pour cette tournée.

Soit dit en passant, c’est votre première date à Dijon. Est-ce que vous avez eu des échos quant au public Dijonnais, sachant que Gojira a déjà joué chez nous plusieurs fois ?
Pas tellement non, mais je connais le batteur du groupe qui ouvre pour nous ce soir pour avoir fait la MAI de Nancy avec lui (Ndlr : Syndrom 187, groupe de hardcore Franc-Comtois et vainqueur du Tremplin Metal de Dijon)… Mais on m’a dit que le public était assez réactif !




Oui, y’a moyen que le concert de ce soir soit fort sympathique !
(rires)

Est-ce qu’il y a un éventuel clip de Warattah en prévision ?
Oui, et d’ailleurs, on en a déjà un qui date de l’époque de la démo, le titre "Fists Of Rage". Un autre clip a été fait, et va sortir d’ici peu de temps ("Walk The Line").

A plus long terme, est-ce que vous avez de gros projets pour W, s’exporter à l’étranger, un autre album, entamer une tournée plus massive hors territoire Français ?
On verra en fonction des différentes opportunités qui se présentent à nous, ce qu’on peut faire… En tout cas, c’est vraiment maintenant que ça avance pour nous, avec la promotion de notre album et toutes les dates qui vont avec.

Je vous pose une question qui vous a déjà été posée pendant l’itw de 2006. La scène metal évolue en permanence, quel regard portez-vous dessus, notamment avec l’émergence des groupes "core" (deathcore, etc)
Pour moi, l’évolution du metal, au sens large, part vraiment dans plusieurs directions, comme par exemple le djent, qui est devenu un style à partir de composantes déjà présentes musicalement il y a quelques années, comme Meshuggah. Ce que je trouve intéressant, dans l’évolution de la scène metal justement, une place nettement plus importante est accordée aux ambiances dans les compositions, avec des groupes comme Hacride, Klone. Je parle de toute cette clique là, qui est évidemment différente de nous, et je prends vraiment un regard extérieur quand je te parle de tout ça.

Et si tu devais identifier Warattah à un "style" particulier de metal, dans quelle catégorie vous vous "caseriez" ? Tout en sachant qu’après écoute de vos titres, ça reste assez difficile de vous étiqueter, pour ainsi dire, parce qu’on remarque des riffs thrash, tant au niveau de la guitare que de la batterie, d’autres plus groovy au niveau de la basse…
Si je devais identifier notre style, je dirais tout simplement qu’on fait du "Warattah" (rires).

Est-ce que vous avez des coups de cœur musicaux par rapport à ce qui est sorti dernièrement ?
Pour moi, le coup de cœur qui date, cela dit un petit peu quand même, c’est Textures, parce qu’on se rapproche un peu de ce qu’ils font, musicalement. WARATTAH a eu l’occasion de jouer avec eux, mais je n’y étais pas encore à l’époque. Pour moi, c’est un groupe que je respecte énormément, et qui mérite vraiment à être bien plus connu et plus mis en avant.

A propos de dates, est-ce que vous avez déjà eu l’occasion de participer à des gros festivals metal en France ?
Des gros festoches, non, mais on en a fait quelques uns autour de Bordeaux. On est d’ailleurs souvent invités à y jouer ! Et on verra ce que l’avenir nous réserve pour la suite.

Et bien sur ce, je te laisse le mot de la fin, pour ceux qui liront l’interview et qui découvriront le groupe par la même occasion !
On a fait beaucoup de dates ces derniers temps, on reviendra à Bordeaux avec le sourire, et l’envie de faire plein d’autres choses avec WARATTAH ! Et merci à French Metal et à Gojira pour cette tournée !


Le site officiel : www.warattah.eu